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NIGER - Eau et assainissement

Le Niger est l'un des pays du monde aux plus faibles revenus. Après plusieurs années d'instabilité politique, le pays repart aujourd'hui sur de meilleures bases, propices à la relance de son développement. La région du Dosso, dans laquelle se situe le projet, est une des régions les plus pauvres du Pays. Dans cette zone rurale et enclavée, le taux de couverture des besoins en eau n'est que de 23% contre 52% au niveau national. L'accès à l'éducation, aux soins et à la sécurité alimentaire pose également de sérieux problèmes. Pour faire face à cette situation, de nombreux villages de la région, situés dans le Poste Administratif de Tibiri ont fait appel à Eau Vive afin de les aider à améliorer leur accès à l'eau et à l'assainissement.
Le Poste Administratif de Tibiri est situé à l'extrême sud ouest du Niger. La population, de culture Haoussa, Peulh et Zarma vit principalement de l'agriculture et de l'élevage. L'eau et l'assainissement restent les soucis quotidiens des personnes. Elles utilisent les mares, les puits traditionnels pour s'approvisionner. Mais cela ne satisfait pas tous leurs besoins et les expose de facto aux maladies hydriques. Cette situation préoccupante a des effets néfastes sur le développement économique des villages : sur la santé, sur les revenus des ménages (frais de soins, absentéisme au travail rémunérateur, etc.), et sur les activités économiques par l'importance du temps consacré à la corvée d'eau. Peu de temps reste aux femmes pour exécuter des activités génératrices de revenus et aux jeunes filles pour aller à l'école.
Si la Direction Nationale de l'Hydraulique intervient dans une grande partie de la région pour la mise en place d'infrastructures hydrauliques, elle n'a pas les moyens de répondre à toutes les demandes. Elle s'appuie sur d'autres partenaires, comme Eau Vive, pour essayer de répondre à toutes les sollicitations, dans le sens d'une bonne complémentarité. C'est dans ce contexte qu'Eau Vive travaille dans la zone et a initié un premier programme concernant 8 villages. Le projet vise à construire un puits dans le village de Tounga Oumarou et des latrines dans les villages de Tounga Oumarou Kolla Zingui, Garin Oubandawaki, Salkamawa Banguiro, mais aussi d'équiper les ménages de postes d'eau potable (PEP) pour éviter la contamination de l'eau.

Les villageois sont maîtres d'ouvrage du projet et ont été impliqué dans le choix des prestataires techniques. Ils ont aussi participé au financement de leurs projets.

Réalisation du puits

Le puits cimenté a été réalisé en béton armé de 1.8m de diamètre pour le cuvelage et un captage par buses perforées de 1.4 m de diamètre. Des équipements de surface : margelles, dalle de propreté, murets de protection, bancs d'attente… agrémentent les constructions. Les dalles de propreté évitent que le sol souillé contamine l'eau de la nappe.

Construction de 30 latrines

Les latrines sont de type SANPLAT avec des dalles en forme de voûte avec un minimum de fer et de diamètre variant entre 1 à 1.20m. Les fosses sont revêtues de briques sur toute leur profondeur pour les sols à mauvaise portance et uniquement 2 à 3 rangées pour les sols plus stables. Elles sont réalisées par des maçons locaux formés et outillés pour toute demande de réalisation des latrines pouvant provenir des villages.

Education à l'hygiène et mise en place de 120 Postes d'eau potable (PEP)

L'AREN a mené des actions de sensibilisation sur plusieurs thèmes dont les maladies liées à l'eau, aux mauvaises conditions d'hygiène et assainissement, les voies de contamination, les barrières sanitaires, l'échelle de l'eau et d'assainissement, etc. Des comités de salubrités et des mécanismes de maintien de la propreté ont été mis en place pour garantir l'hygiène des villages. Ils ont été équipé de matériels pour le nettoyage (balais). L'AREN a aussi assuré les formations sur la potabilisation de l'eau (javelisation, chauffage) pour éviter choléra ou autres maladies hydriques.

Les ménages ont été incité à se doter de Poste d'eau potable. Ce dispositif permet de conserver l'eau filtrée à l'abri des pollutions extérieures dues au puisage direct de l'eau par un gobelet habituellement souillé. Bien utilisé, le PEP a prouvé son efficacité dans la lutte contre les maladies liées à l'eau.

Renforcement des capacités locales

Des comités de gestion de points d'eau ont été mis en place dans chaque village. Ils ont été chargé de maintenir l'hygiène autour des points d'eau (mise en place des règlements d'utilisation des puits, nettoyage périodique des abords des puits) et d'assurer la pérennisation des ouvrages (vente de l'eau, collecte collective, etc.)

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