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SENEGAL - Le micro-crédit pour le financement des activités économiques des femmes du Sahel

L'appui aux initiatives locales pour un développement villageois pérenne a amené Eau Vive à s'engager dans la mise en place du micro crédit. Cette action en milieu rural se justifie par :

  • l'accès difficile des groupements de femmes aux sources de financement bancaires
  • le faible niveau de formation et d'information des producteurs, des femmes en particulier ;
  • l'existence de potentialités inexploitées (terre, eau, animaux, petit commerce…),
  • l'existence d'une dynamique organisationnelle autour des groupements de femmes ;
  • la forte demande de financement ;
  • le crédit à des taux usuraires par les détenteurs de capitaux,

Eau Vive a commencé cette activité fin 2005 par le financement de 7 groupements (entre 40 et 65 femmes chacun) dans deux villages : Thiabé Diène et Niappa Balla (Régions de Fatick et Kaolack) au Sénégal.

Ceci s'est fait dans le cadre du programme Sahel Vert d'Eau Vive sous la supervision de la Mutuelle d'Epargne et de Crédit de APROFES Téranga (MECAT).

Résultats

Le montant du crédit octroyé en partenariat avec la MECAT a été de 1.400.000 FCFA. En septembre 2006 un deuxième fonds (2 200 000 FCFA) a été mis en place pour cinq villages.

Les groupements de femmes sont initiateurs du projet avec l'appui d'animateurs relais. Chaque groupement a reçu 200 000 FCFA remboursables en huit mensualités.

Le taux d'intérêt est de 10 %, 5 % pour la MECAT et 5 % pour augmenter le fonds de crédit des femmes. Les remboursements se sont faits de janvier à août 2006. Depuis octobre 2006, l'argent récolté est redistribué à ces mêmes groupements avec une augmentation des fonds ( 300 000 FCFA par groupement).

  • Les activités sont diversifiées et reproductibles car basées sur les produits agricoles de la zone.
  • L'initiative des activités est essentiellement venue des groupements de femmes accompagnés par deux animateurs originaires des villages.
  • Le crédit a apporté des revenus supplémentaires aux femmes mais a aussi créé de l'emploi
  • Le niveau de vie a augmenté. Il a permis l'amélioration de l'alimentation et la mobilisation de nouvelles potentialités.
  • 268 femmes sur les 536 membres des 7 groupements ont profité du système. Après huit mois d'activités les bénéfices se situent entre 14 000 et 50 000 FCFA par personne, entre 40 000 et 90 000 FCFA par groupement.

Contraintes

  • Les faiblesses se trouvent au niveau du retard de remboursement chez quelques femmes ;
  • Le retard dans la mobilisation de l'épargne des groupements ;
  • Le payement mensuel du crédit jugé lourd par les bénéficiaires ;
  • Le payement du crédit sur fonds propres ou fonds de crédit,
  • Le fonds de crédit jugé trop petit pour les besoins des femmes.

 

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