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Modibo Kane CISSE, Chef de la division O.N.G. de la Cellule d'Appui au Développement à la Base, au sein du Ministère de l'Administration Territoriale et des Collectivités Locales, au Mali
En effet, à travers ses approches méthodologiques, ses outils pédagogiques performants, Eau Vive nous a montré que tout développement à la base doit réellement être à la fois endogène, intégré, participatif, implicatif, durable. Dans ce cheminement Eau Vive a su embrasser beaucoup de domaines inexploités par d'autres intervenants. Dépassant de loin l'espace qui lui est et était accordé, Eau Vive a su développer de bons rapports avec les structures à la base (villages, communautés rurales, communes, conseils communaux de cercles) et au sommet (Haut conseil des collectivités territoriales décentralisées, D.N.C.T., C.A.D.B.). D'autre part, elle a su impliquer les services techniques d'Etat dans l'exécution et le suivi de ses actions. En conclusion, nous constatons qu'en matière de vie quotidienne, de mobilisation villageoise, de dynamique sociale, de perception des questions de développement, Eau Vive a innové et transformé radicalement les façons et manières de faire et de voir des villages et communautés qu'elle a accompagnés. Elle est la devancière expérimentée du processus de démocratisation, décentralisation, déconcentration et de bonne gouvernance en cours au Mali depuis la révolution démocratique victorieuse du 26 mars 1991. Bon vent à Eau Vive. Sidibé KABORE, chef du village de Bouloum Nabyiri (Burkina Faso)
L'adage populaire dit « On ne s'attend pas à ce qu'un lépreux fasse de la musique et voilà qu'il surprend tout le monde en jouant des castagnettes ». Tel est le cas de mon village dont les habitants n'avaient aucun moyen, avant leur rencontre avec Eau Vive, d'espérer de telles infrastructures sanitaires et éducatives. Aujourd'hui c'est chose faite grâce à notre partenariat. Notre santé va s'améliorer, et aussi notre espérance de vie va augmenter ! Sanga BOULAYE, animateur du village de Babo (Burkina Faso) « A travers l'action d'Eau Vive, je note plusieurs changements pour moi-même et pour le village. D'abord notre perception du développement s'est améliorée : maintenant les gens ont pris conscience que le développement du village ne se résume pas à la réalisation d'un projet ponctuel, même prioritaire. Il faut plusieurs actions complémentaires dans les différents domaines de la vie des habitants (santé, hygiène, instruction, formation, production, etc.). Nous avons également pris conscience de la nécessité de mieux nous organiser au sein du village, d'analyser les actions avant d'entamer leur réalisation. Dans le domaine de l'organisation interne, on assiste de moins en moins au cumul des fonctions par les responsables villageois et cette situation favorise une meilleure participation de la population aux travaux et aux investissements décidés par le village. On constate une meilleure participation au niveau des réunions. Les femmes ne se gênent plus d'assumer des responsabilités ou de prendre la parole pour exposer leurs contraintes ou défendre leurs idées. Je pense que tout cela est lié aux sensibilisations que Eau Vive a menées dans le village. L'accompagnement d'Eau Vive a renforcé notre organisation par la mise en place de commissions sectorielles, d'une coordination et d'un animateur endogène. Enfin l'approche d'Eau Vive nous a aidés à vaincre un complexe que nous avions vis à vis des agents de l'administration et des services techniques. » Saloum Massawa MAIGA, chauffeur devenu chef d'entreprise au Mali « Quand j'ai connu Eau Vive dans les années 1980, j'étais chauffeur mécanicien à l'AFVP (Association Française des Volontaires du Progrès) pour son antenne de Konobougou dans la région de Ségou. A l'époque Eau Vive et l'AFVP appuyaient un programme d'hydraulique villageoise de construction de puits à grand diamètre dans le Cercle de Baroueli. Je voulais comprendre les techniques de réalisation des puits, je passais une partie de mon temps libre à observer et à échanger avec les équipes de puisatiers lors des travaux.
Petit à petit, j'ai participé à des rencontres techniques de puisatiers, des formations organisées par Eau Vive. J'ai pu m'équiper en matériel en bénéficiant des prêts du Compte Mutuel d'Equipement (CME). Tout ceci a fait de moi aujourd'hui un des professionnels du métier du puits au Mali. Je ne suis plus le jeune chauffeur bricoleur, mais un chef d'entreprise. J'ai beaucoup de partenaires pour lesquels je réalise des puits dans toutes les régions du Mali (AFVP, FED, CARE Mali ..) et j'ai des ambitions pour la sous-région. Je remercie le Bon Dieu qui m'a conduit vers Eau Vive, à qui j'exprime toute ma gratitude et ma reconnaissance. IRI KOYE MA BERANDI EAU VIVE !!!. Ce qui veut dire en langue sonrhaï : que Dieu fasse en sorte que Eau Vive devienne encore plus grande » Safi Welet NIDEYE, représentante des femmes au sein du Comité Villageois de Gestion de Terroir (CVGT) à Gangani (Burkina Faso)
Avec l'arrivée des agents de santé à Gangani, nous recevons régulièrement des informations et des conseils pratiques sur l'hygiène, l'eau potable au sein des ménages, les maladies sexuellement transmissibles et le Sida. » |