Burkina FasoActualités

Les médias et les Organisations de la société civile burkinabè s’imprègnent de la Directive CEDEAO sur les grandes infrastructures hydrauliques

Mardi 12 septembre 2017, Eau Vive Internationale, avec le soutien de l’Union internationale pour la conservation de la nature et de la Global Water Initiative, organisait à Ouagadougou un atelier sur : « L’impact économique, environnemental et social des barrages et les partages des bénéfices qui en découlent : quels changements sont possibles grâce à l’adoption de la Directive CEDEAO relative au développement d’infrastructures hydrauliques en Afrique de l’Ouest ? ».

De gauche à droite : Zakari BOURAIMA, Directeur Pays Eau Vive - Emmanuel LANKOANDE député à l'Assemblée Nationale - Lamine  KOUATE, Alliance Fas'Eau
De gauche à droite : Zakari BOURAIMA, Directeur Pays Eau Vive - Emmanuel LANKOANDE député à l'Assemblée Nationale - Lamine KOUATE, Alliance Fas'Eau
Pr Hamidou GARANE
Pr Hamidou GARANE
Des participants à l'atelier
Des participants à l'atelier
Les médias et les Organisations de la société civile burkinabè s’imprègnent de la Directive CEDEAO sur les grandes infrastructures hydrauliques

la vocation des grands barrages hydrauliques est de contribuer l’essor socio-économique des communautés riveraines. Leur construction exige des mesures appropriées de gestion concertée  des ressources en eau et un partage équitable des bénéfices issus de ces ouvrages pour prévenir toutes formes de conflits entre les usagers.

 

L’atelier du 12 septembre a rassemblé une trentaine de représentants de la société civile et des médias. Une journée productive et des échanges riches ayant permis de s’approprier le contenu de ce texte majeur que constitue la Directive de la CEDEAO relative aux grandes infrastructures hydrauliques en Afrique de l’Ouest  : la finalité étant de relayer au mieux l’information auprès des populations et de l’ensemble des acteurs.

 

Le député Emmanuel LANKOANDE, dans son discours d’ouverture, s’est réjoui de l’implication du Réseau des parlementaires pour l’Eau Potable, l’Hygiène et l’Assainissement à cet atelier :

« …En tant que parlementaire investis sur les questions d’eau, nous marquons tout notre intérêt pour cette directive et veillerons à ce qu’elle soit une réalité dans la législation burkinabè… ».

 

Cette Directive CEDEAO a été présentée par le Pr Amidou GARANE de  l’Université Ouaga et contributeur à l’élaboration des lignes directrices.

M. GARANE a éclairé les participants sur le processus d’élaboration de cette Directive, son adoption, son contenu et ses enjeux sociaux, économiques et environnementaux.

 

Zakari BOURAIMA, directeur pays d’Eau Vive au Burkina Faso, a rappelé que cette action fait suite à l’adoption des lignes directrices de la CEDEAO pour le développement des infrastructures hydrauliques en Afrique de l’Ouest en Directive lors de la 78e session ordinaire du Conseil des Ministres de la CEDEAO qui s’est tenue à Monrovia (Libéria) les 1er et 2 juin 2017. Il a encouragé les participants à poursuivre la dynamique de veille et de plaidoyer initiée par l’atelier.

 

Les interventions qui ont suivie ont permis un partage d’expériences sur les barrages en Afrique de l’Ouest, notamment autour du projet « Pôle de Croissance de Bagré », sur l’évolution des études d’impacts environnementaux, mais aussi sur les enjeux et les défis liés à la mise en œuvre de la Directive.

 

Enfin, les travaux de groupes ont abouti à l’identification d’actions majeures de veille, de plaidoyer et d’informations à mettre en œuvre par la société civile et les médias.

A l’issue de cet atelier, les participants sont désormais outillés pour devenir de véritables relais auprès de la population et veiller à l’application effective de la Directive.

 

La presse en parle :  

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