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Burkina Faso – Impulser une synergie entre acteurs pour le respect des droits humains sur les sites d’orpaillage

Le 20 novembre 2018, à Ouagadougou, Eau Vive Internationale organisait un atelier pour présenter son rapport sur la situation des droits humains dans les sites d’orpaillage au Burkina Faso

de gauche à droite : Antonio MARQUEZ CAMACHO, représentant UE au Burkina Faso - Oumarou IDANI, Ministre des Mines et des carrières - René BAGORO, Ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion civique - Zakari BOURAIMA, Directeur pays Eau Vive Internationale au Burkina Faso - Sarah MacKenzie, représentante du CSRM de l’Université de Queensland (Australie).
de gauche à droite : Antonio MARQUEZ CAMACHO, représentant UE au Burkina Faso - Oumarou IDANI, Ministre des Mines et des carrières - René BAGORO, Ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion civique - Zakari BOURAIMA, Directeur pays Eau Vive Internationale au Burkina Faso - Sarah MacKenzie, représentante du CSRM de l’Université de Queensland (Australie).
Oumarou IDANI - Ministre des Mines et des carrières
Oumarou IDANI - Ministre des Mines et des carrières
Burkina Faso – Impulser une synergie entre acteurs pour le respect des droits humains sur les sites d’orpaillage
Burkina Faso – Impulser une synergie entre acteurs pour le respect des droits humains sur les sites d’orpaillage
Burkina Faso – Impulser une synergie entre acteurs pour le respect des droits humains sur les sites d’orpaillage

 

L’orpaillage est aujourd’hui un sujet d’actualité brûlant au Burkina Faso. Si 200 sites sont officiellement reconnus par le ministère, plus de 600 existent, employant près d’1,3 million de personnes. Les conditions de vie et de travail sur ces sites sont extrêmement difficiles et de nombreux droits humains, sociaux, économiques et sanitaires ne sont pas respectés : travail des enfants (près de 700 000 en 2012 selon l’UNICEF), utilisation de produits (cyanure, mercure) dangereux pour la santé et l’environnement, prostitution, insécurité, …

 

« …si l’orpaillage est une source non-négligeable de création de richesses pour le Burkina Faso, il n’en demeure pas moins qu’il traine également son cortège d’impacts négatifs… » Monsieur le ministre Oumarou Idani

 

Pour disposer d’une base de données fiables qui permettra de trouver des solutions efficaces et adaptées, Eau Vive Internationale et ses partenaires mènent le projet « Diagnostic et mécanisme inclusif de suivi des droits humains sur les sites d’orpaillage au Burkina Faso ». Il va permettre de produire des informations utiles à l’élaboration de programmes visant l’intégration des droits humains (cartographie de la situation de référence, méthodologie et mécanisme inclusif de suivi, recommandations).

 

Dans le cadre de ce projet, de nombreuses enquêtes ont été conduites sur la situation actuelle. Elles ont fait l’objet d’un rapport présenté en atelier ce 20 novembre 2018 à une centaine de personnes issues des Ministères de la Justice et des Droits humains, des Mines, des structures décentralisées de l’État, mais aussi d’ONGs, d’organisations de la société civile,  de plateformes d’acteurs et des syndicats d’orpailleurs.

 

Cet atelier, que ce soit en plénière ou en travaux de groupe, a permis aux participants d’échanger et de formuler des recommandations à l’endroit des structures agissant dans le secteur minier artisanal, notamment les décideurs politiques, pour la promotion et le renforcement du respect des droits humains sur les sites d’orpaillage.

 

« Je crois fortement qu’à travers une synergie d’actions entre les différents acteurs, nous pouvons atteindre des résultats notables pour une prise en compte des droits humains »  Zakari Bouraima Directeur pays Eau Vive.

 

 

La Presse en parle

Le faso.net

 

 

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Diagnostic et mécanisme inclusif de suivi des droits humains sur les sites d’orpaillage au Burkina Faso » qu’Eau Vive Internationale mène depuis février 2017 au Burkina Faso sur financement de l’Union Européenne, aux côté de ses partenaires, le Centre pour la Responsabilité Sociale dans le secteur Minier (CSRM) de l’Université de Queensland en Australie et le Centre d’Études, de Documentation et de Recherche économiques et sociales (CEDRES).

 

En savoir plus sur le projet :

Céline ONADJA KANDO

 

 

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