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améliorer durablement l’accès à l’eau et à l’assainissement dans le canton d’Illéla

Un programme pour que 30 000 hommes, femmes et enfants accèdent à une eau potable – 2 000 écoliers et personnes fréquentant les marchés disposent d’un accès à l’assainissement – 12 000 villageois soient sensibilisés à l’hygiène – 95 élus et agents techniques bénéficient des moyens d’assurer les services Eau/Assainissement dans le canton d’Illéla.

améliorer durablement l’accès à l’eau et à l’assainissement dans le canton d’Illéla

les 7 000 km² que couvrent le canton d’Illéla, plus de 400 000 habitants vivent dans des conditions difficiles. Leurs principales ressources proviennent de l’agriculture et de l’élevage mais la dégradation des sols, la faible pluviométrie et la forte démographie freinent leur développement économique.

Par ailleurs, si le taux global d’accès à l’eau potable dans ce canton est de 53%, des disparités existent entre les communes. Concernant l’assainissement, peu de ménages disposent de latrines, la plupart des écoles, centres de santé et d’activités (marchés, gares…) n’en sont pas équipées. La défécation à l’air libre demeure la pratique générale.

Suite à la loi de décentralisation, l’Etat a transféré aux communes la compétence « Eau/Assainissement » sur leur territoire. Mais les moyens humains et financiers font défaut.

Les communes sont confrontées à plusieurs contraintes qui entravent la bonne gouvernance des services Eau/Assainissement :  

  • techniques : 74% de pannes des forages dus à la profondeur des nappes d’eau souterraines, à l’épuisement rapide des nappes perchées et aux problèmes de qualité de l’eau.
  • institutionnels : le manque de structures et moyens humains, techniques, financiers, ne permet pas aux communes d’assumer pleinement leur rôle de maitre d’ouvrage.
  • sociaux : les mauvaises pratiques en matière d’hygiène et d’assainissement freinent l’adoption de comportements adéquats.

Pour faire face à ces difficultés, les communes de Badaguichiri, Tajaé, Bagaroua et d’Illéla ont perçu l’intérêt de mutualiser leurs efforts et ont sollicité l’appui d’Eau Vive.

Bien au-delà des besoins techniques et d’infrastructures, ce projet accompagne l’ensemble des acteurs dans un processus de structuration, qui tient compte des enjeux politiques, de l’équilibre des pouvoirs et de la bonne articulation entre chaque groupe d’acteurs.  

Plus d’info :

Hilaire Dongobada – Directeur Pays

Fiche résumée du projet

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