|
Quelques témoignages des membres de l'association "De l'eau pour le Sahel" au retour du Niger Mission en mars 2005 Comment remercier Amani , Amadou, Ibrahim qui nous ont accompagnés neuf jours durant, toujours soucieux de notre bien-être et de notre sécurité ? Leur engagement personnel, le temps passé à expliquer, former, bousculer avec respect les habitudes, forcent l'admiration. Comment expliquer la fierté de ces villages à nous montrer puits, banques de céréales, cases de santé, écoles… ? Les quelques dizaines d'euros que nous versons tous les ans à « De l'eau pour le Sahel » constituent sans doute la meilleure réponse et le meilleurs placement financier que nous puissions faire. Le taux de rendement est maximum et garanti par la volonté de ces hommes et femmes qui s'engagent avec détermination sur la voie du développement (Annie) Si les larmes pouvaient alimenter les puits, le Sahel serait riche. Celles que j'ai versées au Niger n'étaient pas de chagrin ni de pitié, mais trop-plein de partage. Peut-être me permettront-elles de mieux convaincre chacun de vous de faire un don. Ici, nous n'avons que de l'argent. Les Sahéliens, eux, savent chaque jour accomplir ce miracle : transformer l'argent en eau. (Marie-Martine) Nos habitudes comportementales européennes nous avaient peu préparés à vivre une telle expérience. Pour la plupart d'entre nous, même ceux qui connaissaient déjà l'Afrique, ce fut un choc. Un don reste ici abstrait. Nous avons rencontré la-bas des villageois pour qui cela représentait tellement ! Accueil et remerciements, au-delà de la traditionnelle hospitalité africaine, ont été pour nous comme une vague déferlante d'émotion à laquelle nous n'avons pu résister. Le rapport de mission retracera les réalisations constatées et tentera de vous faire partager le courage de ces populations encadrées par les équipes associatives locales qui méritent notre respect pour le travail déjà accompli et nos efforts pour leur permettre de continuer. (Dominique) Au Niger , les regards et les sourires sont contagieux , les poignées de main sont franches , vous obligent à être présent en permanence , et à répondre de la même manière. C'est ainsi que les gens vous font comprendre qu'ils sont heureux de vous voir . La générosité de ces villageois est telle qu'elle en devient parfois dérangeante car ils sont prêts à vous donner tout ce qu'ils ont pour vous accueillir, vous remercier d'être venu les voir et de porter de l'intérêt à leur quotidien . Alors comment raconter cette formidable leçon de vie et d'humilité qui chaque matin se renouvelait à l'identique ? Comment faire comprendre à nos proches et à nos collègues de travail que quelques euros donnés ici en France se transforment là-bas au Sahel en un espoir de vie plus pérenne ? (Michel) |