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Foire aux questions
Renseignements sur la gouvernance d'Eau Vive
1. De quelle façon Eau Vive est-elle gérée ?
2. Comment est repartie la gestion des programmes ?
3. Si les fonds ne sont pas employés à bon escient, que fait Eau Vive ?
4. Est-ce qu’ Eau Vive est indépendante?
5. Quelle est la différence entre Eau Vive et les autres ONG de développement ?
1. De quelle façon Eau Vive est-elle gérée ?
Eau vive est gérée par un conseil d’administration (CA), qui s’assure que l’organisation est gérée conformément à ses statuts et charte.
A ce jour, le CA est composé de 15 administrateurs qui donnent de leur temps et leurs compétences pour que plus de personnes aient accès à l’eau potable et à l’assainissement en Afrique.
Le conseil d’administration s’assure que les décisions prises lors de l’Assemblée générale (AG) sont effectivement mises en œuvre. Les administrateurs valident le budget et approuvent les comptes après validation par le commissaire aux comptes. Le bureau, composé de 7 administrateurs aux côtés des équipiers en charge de la direction opérationnelle de l’association, est en charge la gestion courante de l’association : examen des projets et des finances, embauches, investissements, fonctionnement courant…
Le directeur général basé en France et le directeur général adjoint basé en Afrique sont responsables des différents équipes d’Eau Vive et de l’activité opérationnelle. Ils rendent compte au bureau de la gestion courante, et au conseil d’administration de la réalisation des objectifs stratégiques.
Les candidatures au poste d’administrateur sont présentées au conseil d’administration, les administrateurs sont élus lors de l’AG pour un mandat de 3 ans renouvelable. Nous encourageons les personnes qui possèdent des expériences de l’appui au développement à postuler.
2. Comment est repartie la gestion des programmes ?
Les délégations d’Eau Vive au Sahel ont une grande autonomie opérationnelle : c’est au niveau de l’équipe locale que se décide le programme d’action dans le pays concerné. Le siège d’Eau Vive en France (Assemblée générale, Conseil et Bureau de l’association) détermine les grands axes stratégiques, les modes opératoires, et vérifie que l’action quotidienne s’intègre bien dans ce cadrage général.
3. Si les fonds ne sont pas employés à bon escient, que fait Eau Vive ?
Ces situations sont heureusement exceptionnelles et toute la stratégie d’Eau Vive consiste à se doter des outils qui préviennent ce genre de situation : le projet appartient aux villageois et non à Eau Vive (s’il y a mauvais usage des fonds, c’est le village qui est la première victime de sa mauvaise gestion) ; toutes les modalités financières liées au projet sont publiques, ouvertes, transparentes (tout le monde dans le village connaît le contrat passé avec Eau Vive et le circuit de l’argent qui financera le projet) ; les contrats sont signés par les opérateurs techniques et des autorités de tutelle locales ; les paiements du village sont directement effectués auprès de l’opérateur technique, sur la base de devis, factures, justificatifs, reçus ; la gestion informatique des dépenses est totalement éclatée : toute dépense, même minime, peut être identifiée et vérifiée, etc.
Malgré ces précautions il peut arriver une situation de blocage, avec un village ou avec un opérateur et dans ce cas, de manière très résumée :
- Eau Vive peut interrompre sa collaboration avec le village, temporairement ou définitivement. Dans la majorité des cas, il y a négociation. Il peut aussi y avoir médiation en cas de conflit au sein du village, ou entre l’opérateur et le village.
- Eau Vive peut suspendre un contrat avec un opérateur local, faire reprendre des travaux par un autre opérateur, interrompre définitivement toute relation avec lui ou faire appel à la justice si cela est nécessaire.
D’une manière générale, Eau Vive s’astreint à respecter ses engagements, à rechercher des solutions alternatives en cas de blocage, de façon à ce que les villageois ne soient pas pénalisés par les erreurs ou fautes de certains d’entre eux ou d’un partenaire extérieur. Le développement ne se pratique pas en milieu « aseptisé » : les risques, les problèmes, la gestion des conflits font partie de l’activité d’Eau Vive.
4. Est-ce qu’ Eau Vive est indépendante?
Oui, Eau Vive est une organisation de solidarité internationale indépendante. Les stratégies et activités sont déterminées en assemblée générale, par les adhérents eux-mêmes : les autorités publiques, les bailleurs de fonds et partenaires financiers majeurs n’en font pas partie et ne participent donc pas aux orientations globales. Pour autant, Eau Vive s’attache à respecter les plans nationaux dans les pays africains, les normes officielles, les priorités des acteurs communaux : indépendante dans ses valeurs et ses choix stratégiques, elle respecte aussi l’indépendance des acteurs locaux dans l’identification de leurs priorités d’action.
Eau Vive est une ONG apolitique et non confessionnelle. Elle n’est l’émanation d’aucun mouvement politique, partisan, religieux . Toutefois, apolitique ne signifie pas ne pas prendre part aux changements sociaux et à l’évolution de la société. Au contraire, en tant qu’acteur de la société civile, en tant que vecteur de changement, Eau Vive se doit d’affirmer son engagement dans la vie de la cité et de défendre ses idées sur la scène publique. Eau Vive mène des actions de plaidoyer pour un accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous, pour lutter contre la désertification, pour une hausse des financements de l’aide publique au développement.
5. Quelle est la différence entre Eau vive et les autres ONG de développement ?
Une différence tient à notre approche de l’appui au développement. Le développement est d’abord le fruit de l’engagement des gens, au Sud et aussi au Nord. C’est pourquoi Eau Vive attache autant d’importance à la dimension humaine de son travail. C’est ce qui explique aussi que son mode de travail est basé sur l’initiative locale, sur le fait que le village est mis effectivement en situation d’appropriation et de maîtrise de ses projets, sur le fait que l’action de terrain est confiée à des équipes africaines. Dès lors, Eau Vive n’est qu’un accompagnateur des actions menées par les villageois eux-mêmes, ou, en termes techniques, un organisme d’appui à la maîtrise d’ouvrage.
Par ailleurs, les problèmes du Sahel appartiennent au Sahéliens : c’est à eux que doit être confié l’essentiel de la tâche. C’est pourquoi Eau Vive met en relation les acteurs locaux (ruraux, opérateurs locaux, administration, ONG, etc.), dans une perspective de travail économique, social, politique et culturel.
Le développement est aussi le fruit d’une bonne complémentarité entre l’action de l’Etat et celle des citoyens (société civile). En tant qu’ONG, Eau Vive vient en appui aux citoyens de base organisés, pour leur permettre de réussir cette interaction avec l’Etat et de prendre leur part dans le développement du pays.






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